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The 30s Health Diary 01 — Le Check-Up : avant de changer sa vie, savoir d’où l’on part




Chapter 1: The Foundations

Episode 01


Il y a quelque chose d’assez séduisant dans l’idée de « reprendre sa vie en main ».

Une nouvelle morning routine. Des compléments alimentaires parfaitement alignés sur une étagère. Une skincare routine en douze étapes. Une nouvelle salle de sport, un nouveau sommeil, une nouvelle alimentation et, tant qu’à faire, une nouvelle personnalité dès lundi matin.

Le problème ?

On peut optimiser énormément de choses… sans réellement savoir ce qui a besoin de l’être.

Et c’est précisément pour cette raison que j’ai choisi de commencer The 30s Health Diary ici.

Pas avec une routine miracle.

Pas avec le dernier complément à la mode.

Pas avec une transformation spectaculaire.

Mais avec quelque chose de beaucoup moins glamour sur le papier — et infiniment plus utile dans la réalité :

faire le point.

Bienvenue dans le premier épisode de Chapter 1 — The Foundations.

Bienvenue dans Le Check-Up.


À vingt ans, « je vais bien » me suffisait

Pendant une grande partie de ma vingtaine, ma logique concernant ma santé était relativement simple :

Je n’ai pas de problème particulier, donc tout va bien.

Pas de symptôme spectaculaire ? Très bien.

Pas de maladie qui m’empêche de fonctionner ? Parfait.

On continue.

Et je pense que nous sommes nombreux à fonctionner comme ça lorsqu’on est jeune.

Notre corps tient. Il compense. On repousse certaines consultations. On apprend à vivre avec une fatigue que l’on trouve « normale », un mauvais sommeil, des douleurs que l’on banalise ou de petits signaux que l’on range mentalement dans la catégorie on verra plus tard.

Puis les années passent.

Et certains petits déséquilibres deviennent plus difficiles à ignorer.

C’est là que j’ai compris quelque chose : l’absence de diagnostic n’est pas nécessairement synonyme d’une santé optimale.


Les routines ne peuvent pas répondre à une question que l’on n’a jamais posée


À l’ère du wellness, nous avons accès à une quantité fascinante de conseils.

Il existe une routine pour absolument tout.


Le sommeil.

Les hormones.

La peau.

La digestion.

L’énergie.

Le stress.

Les cheveux.

La concentration.


Et naturellement, Internet a toujours trois nouveaux compléments alimentaires à nous recommander avant même le petit-déjeuner.


Mais il existe une limite assez évidente à cette approche : comment savoir ce dont notre corps a réellement besoin si nous ne savons même pas où nous en sommes ?

C’est précisément le déclic que j’ai eu.


Je pouvais multiplier les routines, essayer les dernières tendances skincare ou wellness et modifier mes habitudes autant que je le voulais.

Si quelque chose me préoccupait réellement, il fallait arrêter de deviner.

Il fallait commencer par observer.


The Foundations, pour moi, commencent là : construire une meilleure santé à partir d’informations plutôt qu’à partir de suppositions.


Le dispositif que j’aurais aimé connaître plus tôt


C’est ainsi que j’ai découvert l’Examen de prévention en santé, ou EPS, proposé par l’Assurance Maladie.


Il s’agit d’un rendez-vous de prévention destiné aux assurés à partir de 16 ans et pris en charge à 100 %, sans avance de frais. L’examen est personnalisé en fonction notamment de l’âge, des facteurs de risque, du suivi médical et des réponses données au questionnaire de santé. Autrement dit : ce n’est pas un check-up identique distribué à tout le monde sur une chaîne de montage.


Et c’est justement ce qui m’intéressait.


Avant le rendez-vous, j’ai rempli un questionnaire assez complet concernant notamment :

  • ma santé physique ;

  • ma santé mentale ;

  • mon alimentation ;

  • mon activité physique ;

  • mon mode de vie ;

  • mes habitudes ;

  • et différents éléments de mon historique de santé.

L’objectif est de permettre à l’équipe médicale d’adapter l’examen à la personne qu’elle reçoit.

Et, détail qui mérite d’être souligné : l’EPS est justement pensé comme un moment où l’on peut parler de sujets que l’on ne prend pas toujours le temps d’aborder dans une consultation classique.


Le jour du check-up

Dans mon cas, le rendez-vous était fixé à 9 heures.

Je suis arrivée au centre avec les documents qui m’avaient été demandés : carte Vitale, pièce d’identité, informations médicales utiles, éventuelles ordonnances et examens récents.

Concernant le jeûne ou la prise de médicaments, le plus prudent est de suivre exactement les consignes communiquées par son centre d’examen et de demander conseil en cas de traitement ou de maladie chronique. L’Assurance Maladie précise que l’EPS nécessite généralement de venir à jeun.

Et puis l’expérience a commencé.

Premier constat : j’ai patienté.

Longtemps.

Très longtemps.


Nous sommes ici dans The 30s Health Diary, pas dans un conte de fées.

En revanche, une fois prise en charge, l’expérience humaine a complètement rattrapé cette attente.


J’ai rencontré une équipe particulièrement bienveillante, disponible et à l’écoute.

Et surtout, j’ai eu du temps pour parler.

Vraiment parler.


Pouvoir enfin regarder la santé dans son ensemble


Pendant mon échange avec le médecin, nous n’avons pas simplement parlé d’un symptôme isolé.

Nous avons parlé de mon sommeil.

De différents sujets gynécologiques qui me concernent.

De l’endométriose.

De l’adénomyose.

Et plus largement de ma santé.


Dans mon parcours personnel, l’examen a également comporté plusieurs vérifications cliniques et examens : palpation mammaire, écoute des poumons, contrôle des réflexes, prise de sang, prélèvement urinaire, poids et vue.

Évidemment, le contenu d'un EPS peut varier d’une personne à l’autre, précisément parce que cet examen est personnalisé. Selon le profil, différents examens biologiques, dépistages ou contrôles peuvent être proposés.

Je suis finalement ressortie vers 12 h 30.


Presque une matinée entière consacrée à une seule chose :

moi, sans filtre et sans algorithme wellness entre les deux.

Et curieusement, cela m’a semblé beaucoup plus productif que d’acheter une nouvelle routine.


Le véritable intérêt du check-up n’est pas seulement de « trouver quelque chose »


Je crois que c’est un point essentiel.

Faire un bilan de prévention ne signifie pas partir à la recherche d’une maladie.

Le but n’est pas de devenir obsédé par le moindre chiffre ou de considérer son corps comme un problème à résoudre.

Pour moi, il s’agissait plutôt de créer une baseline.

Un point zéro.

Une photographie de départ.

Parce qu’une fois que l’on connaît mieux son état de santé, ses habitudes et les sujets qui méritent éventuellement d’être approfondis, les décisions suivantes deviennent beaucoup plus intelligentes.


Dois-je modifier quelque chose ?

Dois-je consulter ?

Dois-je surveiller un élément particulier ?

Ou, au contraire, puis-je simplement être rassurée sur certains points et continuer à construire de meilleures habitudes ?

C’est cette information-là que je recherchais.


Les résultats ne sont que le début

Après l’examen vient évidemment la deuxième partie : les résultats.

L’idée n’est pas de recevoir un document rempli de chiffres, de taper chaque ligne dans Google à 2 heures du matin et de s’autodiagnostiquer sept maladies rares avant le lever du soleil.


Très mauvaise soirée en perspective.

Les résultats permettent surtout d’identifier avec un professionnel de santé ce qui mérite — ou non — une attention particulière.


L’Assurance Maladie précise d’ailleurs qu’à l’issue de l’EPS, le médecin échange avec le patient sur les résultats et sur les éventuelles suites à donner ; ils peuvent également être transmis au médecin traitant avec l’accord du patient.


Et c’est exactement la logique que je veux suivre dans cette série :

observer, comprendre, puis agir.

Dans cet ordre.


The Foundations : construire avant d’optimiser

J’ai appelé ce premier chapitre The Foundations pour une raison.

Avant de parler d’optimisation, de performances, de nutrition parfaite, de sommeil idéal, de sport, de beauté ou de longévité, je veux revenir aux fondamentaux.

Parce qu’on ne construit pas une vie plus saine en empilant des habitudes esthétiquement parfaites sur des fondations que l’on n’a jamais examinées.

À trente ans, ma définition du « prendre soin de soi » commence donc à changer.

Ce n’est plus uniquement ajouter.

C’est aussi vérifier.

Comprendre.

Questionner.

Prévenir.


Et parfois accepter qu’un rendez-vous médical de trois heures soit probablement plus utile que le dernier produit wellness apparu sur mon feed.

Pas aussi sexy, certes.

Mais terriblement efficace.


Si, comme moi, vous avez envie de reprendre votre santé en main sans savoir exactement par où commencer, vous n’avez peut-être pas besoin d’une nouvelle routine.

Vous avez peut-être simplement besoin d’un point de départ.

Renseignez-vous sur l’Examen de prévention en santé et sur le Centre d’examens de santé correspondant à votre caisse d’Assurance Maladie. L’EPS est proposé dès 16 ans ; les modalités et examens sont adaptés à chaque situation.

Et surtout : ne cherchez pas à devenir une nouvelle personne du jour au lendemain.

Commencez par apprendre à connaître celle que vous êtes aujourd’hui.

C’est exactement ce que nous allons faire ensemble dans The 30s Health Diary.


À retenir


The 30s Health Diary retrace mon exploration personnelle de la santé et du bien-être à la trentaine. Mon expérience ne remplace pas un avis médical et les examens, recommandations ou prises en charge peuvent différer selon chaque personne. Pour toute question concernant votre santé, un traitement ou les conditions de réalisation d’un examen, adressez-vous à un professionnel de santé.



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